|
 |
|
|
 |
Ardébil est célèbre pour une pièce fameuse du XVIe siècle, aujourd'hui au musée de Londres, exemplaire des plus prestigieux pour son médaillon. De nos jours les tapis d'Ardébil et de Meshkin, villes voisines, se diffèrencient l'un par sa trame de coton, l'autre par sa trame de laine. Cette trame double confère à ces tapis une solidité importante. Le nouage de laine terne et épaisse est souvent irrégulier et grossier (densité moyenne de 200 000 nœuds ghiordès au m2). Une décoration de type géométrique reprend divers motifs caucasiens et des localités proches : colonnes de losanges ornées d'étoiles, formes géométriques, animaux…. Les couleurs sont assez vives et peuvent souligner de forts contrastes au sein d'une même pièce. On trouve dans la production de Meshkin de nombreuses abraches (différences de teintes pour une même couleur). La fabrication actuelle est de même qualité, égale à celle d'autrefois pour les tapis de Meshkin, et pratiquement inexistante pour ceux d'Ardébil. On confectionne depuis quelques années dans ces deux villes des galeries d'escaliers assez réputées.
|
|
|
|