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Ce n'est qu'au XVIe siècle, après la découverte de l'art persan, qu'en Inde et au Pakistan des manufactures de tapis furent installées. La production d'un grand raffinement (précision et habilité des artisans, utilisation de nombreux colorants naturels….) se détériora à partir de 1850 à la suite d'une commercialisation intensive. Dans les années qui suivirent, la production industrielle s'acceléra. Produits devenus bon marché, ces tapis ont perdu de leurs qualités esthétiques et techniques. L'exportation à partir de 1950 à été et reste un atout majeur dans l'économie de ces deux pays. Les gouvernements ont organisé cette production à grande échelle. Un tapis pakistanais est la copie plus ou moins conforme d'un tapis persan ou soviétique sans ses «défauts ». Nouage très régulier, hauteur du velours normalisée, décor parfois identique, dimensions selon la demande, ces pièces sont dénuées de toute originalité. Elles n'ont qu'une faible solidité (nœud jufti peu consistant, lisières qui s'effilent rapidement…) et ne peuvent survivre à un usage courant. Appréciés par le marché européen, les tapis pakistanais ont été la production la plus achetée en France de 1975 à 1985.
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