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Malgré une situation géographique défavorable (aridité du sol et température torride du désert de Kevir), les artisans de Kachan ont eu le talent de produire de très belles pièces. Après une interruption de deux siècles (XVIIe-XIXe ) liée à la chute de la dynastie Séfévide, l'activité de tissage connut une renaissance éclatante. Un Kachan se distingue par son décor traditionnel d'une très grande richesse : un médaillon central (une rosace ronde ou allongée) orné de fleurs et de rinceaux. Une large bordure rappelle les couleurs et motifs du médaillon central. Des décors représentant des scènes ou des animaux sont actuellement plus rares. Ils sont fréquemment exécutés en soie. Les Kachans sont réalisés avec finesse (nouage très serré) et grand soin. La laine utilisée est douce et soyeuse. Les couleurs employées sont généralement sombres : rouge et bleu, mais, de plus en plus, des tons beige et crème figurent sur ces pièces. On trouve actuellement sur le marché deux types de production. D'une part, des Kachans de pure tradition qui regroupent les caractéristiques énoncées ci-dessus. Parce qu'ils tendent à disparaître depuis une quinzaine d'années, ils sont recherchés. D'autre part, les Aroun-Kachan sont fabriqués avec une laine de mauvaise qualité, leur nouage est grossier. Ils n'ont rien du caractère précieux des Kachans traditionnels, leurs dessins étant plus simples et naïfs. Cette production est exploitée par de simples boutiquiers ou des vendeurs ambulants qui bien souvent livrent ces pièces de second choix sous l'appellation de Kachan.
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