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Le Turkestan est un territoire rocheux et désertique au climat très changeant. Une grande mobilité s'impose aux tribus Turkmènes qui ont une vie nomade par nécessité. La fabrication de tapis n'a dans cette région guère évolué au fil du temps et n'a jamais été très abondante. Pendant longtemps restées à l'écart du monde occidental, les populations n'ont à aucun moment tenu compte de considérations culturelles extérieures. Le style Turkmène a donc su garder sa pureté. Prise globalement, la production est homogène. Un grand nombre de dessins ont la même composition, la même gamme de couleur et leur disposition rythmique est identique. Un motif essentiel est répété sur toute la surface du champ du tapis. Il s'agit le plus souvent d'une stylisation variable du motif gül (forme octogonale ornée de croix, rectangles ou courbes), représentation de la rose de Salor. C'est essentiellement par la stylisation de ce motif que les pièces se distinguent les unes des autres. La gamme des couleurs employée est restreinte avec une prédominance du rouge, qui s'étend du brun sombre au rouge teinté de bleu. Le nouage effectué au nœud persan est généralement très serré. Entièrement fabriqués en laine, ces tapis sont les seuls qui soient terminés par un kilim extrêmement travaillé. La laine souple et brillante garde un aspect chatoyant malgré un velours coupé assez ras. Toutes les laines au Turkestan sont distribuées par le gouvernement Soviétique, et donnent aux tapis de cette contrée un même aspect général Ces tapis portent des appellations qui ne correspondent pas forcément à leur lieu de fabrication. Aussi, l'uniformité apparente de la production du Turkestan permet-elle difficilement d'établir une classification rigide des centres de production. Le regroupement conçu peut être discuté…
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